Plan prévisionnel de fumure et cahier d’épandage

Le plan prévisionnel de fumure décrit les apports envisagés ; le cahier d’enregistrement consigne les pratiques réalisées. Le programme national nitrates prévoit ces documents pour chaque îlot cultural exploité en zone vulnérable, avec ses cas particuliers.

Utilisez les rubriques minimales du programme national, avec les adaptations régionales et les exceptions prévues.

Établissez le plan à l’ouverture du bilan, au plus tard avant le premier apport de sortie d’hiver. Si les doses de printemps sont fractionnées, l’échéance est avant le deuxième apport ; vérifiez la date régionale. L’arrêté régional peut fixer une date adaptée à sa méthode.

Actualisez le cahier après chaque épandage azoté. Il couvre la période entre deux récoltes principales, interculture comprise.

Pour l’îlot et le sol, reprenez les mêmes repères que dans le plan. Pour l’interculture, décrivez la gestion des résidus, les repousses et le couvert. Précisez les espèces, les dates et les apports. Pour la culture principale, notez implantation, rendement et apports : date, superficie, nature du fertilisant, teneur et quantité totale d’azote. Les récoltes ou fauches et les mentions propres à certaines conduites figurent aussi au tableau.

Ajoutez les informations de cheptel, les bordereaux d’échange d’effluents et les données de stockage au champ prévus par la section IV.

Conservez ces documents pendant au moins cinq campagnes.

Dans le calcul général de l’objectif de rendement, retenez la moyenne des cinq dernières années. Excluez les valeurs maximale et minimale. Utilisez, si possible, des références obtenues dans des conditions de sol comparables.

Rubriques du plan et justificatifs

Dans le plan, indiquez la quantité totale d’azote à apporter après l’ouverture du bilan et sa répartition entre les apports envisagés.

Renseignez l’azote absorbé lorsque le bilan est ouvert après le semis, avec les exceptions prévues. Ajoutez le résultat de sol si une analyse a été réalisée sur l’îlot. Vérifiez les notes (*) et (**), qui exemptent certains postes.

Conservez les justificatifs des outils de calcul et leurs hypothèses, conformément à la section III.

Interculture, cheptel et effluents

En techniques culturales simplifiées, renseignez l’absence de labour pendant la campagne en cours et les deux précédentes. En semis direct sous couvert, indiquez la conduite de la campagne en cours.

Pour les échanges d’effluents, distinguez l’épandage chez un tiers et le transfert de fertilisant. Faites cosigner les bordereaux avec les informations correspondant à chaque situation. Pour le stockage au champ, consignez l’îlot concerné, la date de dépôt et la date de reprise pour l’épandage.

En cas de dépassement de la dose prévisionnelle totale, conservez la justification prévue par la section III.

Pour les vaches laitières, indiquez la production laitière moyenne annuelle et le temps passé hors des bâtiments. Ce temps est aussi demandé pour les bovins allaitants ou à l’engraissement, les ovins et les caprins.

Pour un transfert d’effluents, inscrivez au bordereau les volumes par nature, les quantités totales d’azote transférées et la date. Pour un épandage chez un tiers, ajoutez l’identification des îlots récepteurs et les quantités épandues.

Pour une association graminées-légumineuses, renseignez leur pourcentage dans le plan de fumure, sous réserve de l’exception (*). Pour l’irrigation, inscrivez séparément les apports envisagés et la teneur en azote de l’eau.

Calendrier nitrates : territoire, fertilisant et sol

Pour choisir une date d’épandage en zone vulnérable, croisez votre localisation, le type de fertilisant et l’occupation du sol avec le programme national et le programme régional. Une même date ne convient pas à tous les produits, couverts et cultures. Le tableau national comporte des catégories et des renvois qu’il faut lire ensemble.

Classez le fertilisant : les engrais minéraux ou uréiques relèvent du type III ; les fertilisants organiques se répartissent entre plusieurs types.

Leafwrit

Tenez votre registre de traitements au même endroit. Gratuit pour commencer.

Distinguez le CIE, couvert d’interculture récolté, fauché ou pâturé, du CINE, dont la production n’est pas exportée.

Vérifiez aussi les conditions d’épandage près des cours d’eau, sur les pentes et selon l’état du sol.

Sur les pièces de livraison et de chantier, conservez les unités de fertilisant et d’azote. Une tonne de produit, un mètre cube d’effluent et un kilogramme d’élément nutritif correspondent à des grandeurs différentes.

Irrigation et fertigation : volumes et azote

Pour les installations relevant de l’article R.214-58 du code de l’environnement, renseignez un registre mois par mois. Consignez les volumes prélevés, les heures de pompage le cas échéant, l’usage et les conditions d’utilisation. Ajoutez les variations de qualité et les conditions de rejet.

Pour un compteur cumulatif sans changement d’appareil ni rupture de lecture, calculez la différence entre l’index final et l’index initial. Inscrivez les deux valeurs, leurs dates et l’unité. Pour consigner les relevés, utilisez le modèle de registre de l’Agence de l’eau Seine-Normandie.

Dans son champ d’application, le programme national nitrates prend en compte les apports d’azote par l’eau d’irrigation et prévoit que son contenu en azote soit connu.

Les incidents d’exploitation et de comptage font partie des éléments prévus par R.214-58.

Notez également les changements constatés dans le régime des eaux et les arrêts de pompage. Ces informations complètent les index et les volumes dans le registre mensuel.

VigiEau : retrouver l’arrêté préfectoral

Pour retrouver les restrictions d’irrigation de votre parcelle, identifiez le prélèvement, la ressource et l’usage. Recherchez ensuite l’arrêté publié par la préfecture. VigiEau sert de point d’entrée. Sélectionnez votre profil d’utilisateur et le type d’eau consommé.

Pour la règle applicable, consultez les publications légales, notamment les arrêtés préfectoraux au recueil des actes administratifs.

Recherchez les restrictions en vigueur à l’adresse concernée, selon le profil et le type d’eau. Consultez la zone d’alerte, le niveau de gravité, les usages et le PDF de l’arrêté.

Les données proviennent des arrêtés référencés dans VigiEau Admin et peuvent évoluer. Les archives sont annuelles ; certains PDF historiques peuvent manquer.

Le cadre départemental ou interdépartemental définit les zones, les seuils et les mesures graduées. Les arrêtés temporaires s’appliquent lorsque les conditions de déclenchement sont réunies. Consultez les actes locaux en vigueur pour votre prélèvement.

Les quatre niveaux sont la vigilance, l’alerte, l’alerte renforcée et la crise. Les restrictions progressent selon la situation et les usagers, pour une durée et un périmètre déterminés.

Si le PDF manque, recherchez l’arrêté au recueil des actes administratifs de la préfecture.

Un arrêté chevauchant le changement d’année peut figurer dans plusieurs fichiers annuels d’archives. Distinguez les ressources géographiques historiques des fichiers actualisés.

Comprendre les niveaux avant de programmer l’irrigation

La vigilance appelle à économiser l’eau sans instaurer elle-même de restriction. L’alerte et l’alerte renforcée imposent des réductions de prélèvement et limitent les activités affectant les milieux aquatiques. En crise, les interdictions préservent les usages prioritaires : santé, sécurité civile, eau potable et salubrité.

Pour organiser un tour d’eau, relevez dans l’arrêté les horaires, les techniques concernées et les exceptions. L’aspersion et l’irrigation localisée, comme le goutte-à-goutte, peuvent recevoir des règles différentes. Une exemption pour les semences et plants peut aussi être prévue. Appliquez les conditions du texte local à votre ressource et à votre culture.

Prochaine étape

Reliez le plan et les apports à vos fiches parcellaires.