Prépare avant la consultation la localisation du chantier, le produit envisagé et le moment auquel tu pourrais intervenir. Cette page explique le parcours et propose une fiche de décision à recopier. Les prévisions restent sur les services de leurs éditeurs ; tu trouveras ici une méthode pour les lire, préparer le passage et conserver ensuite les observations du travail réalisé.
Accéder à SprayVision depuis le bon service
La plateforme Agromet comporte une entrée « OAD ». PROTECT’eau indique que SprayVision y est accessible librement, sans création de compte, et décrit le lancement d’une simulation pour une localité ou une parcelle. Commence par ce parcours lorsque tu cherches une aide météo pour un chantier agricole wallon.
Dans ta note de préparation, écris le nom du service utilisé et la date de consultation. Si tu as reçu un lien par message, repars de la plateforme pour retrouver l’outil et vérifier que tu examines bien le lieu du chantier. Un résultat transmis sans position ni horaire ne suffit pas à expliquer la consultation que tu veux reprendre.
Prépare également la référence du produit hors de l’outil météo. Le guide Fytoweb explique comment retrouver le numéro et le document belge correspondant. Tu pourras ensuite choisir la catégorie de produit en connaissance de cause et rattacher la simulation au dossier de préparation.
Localiser la parcelle puis choisir la catégorie
La notice du CRA-W publiée en octobre 2026 décrit une sélection de la parcelle sur une carte et cinq catégories : herbicides foliaires, herbicides racinaires, herbicides à base de prosulfocarbe, régulateurs de croissance et fongicides/insecticides. Les critères d’évaluation météo varient selon la catégorie retenue.
Avant de lancer l’analyse, relis le nom du lieu et le choix effectué. Pour une tournée comportant plusieurs chantiers, prépare une consultation identifiable par parcelle. Évite de garder une seule image nommée « météo de demain » pour toute la journée : lors de la reprise du dossier, personne ne saurait à quel chantier elle correspond.
La fiche de PROTECT’eau décrit la commande « Chargement de l’analyse » et l’horloge de pulvérisation. Utilise cette indication pour reconnaître le lancement, puis ouvre l’heure qui t’intéresse pour examiner le détail. La présentation plus récente du CRA-W est la référence retenue ici pour la liste des catégories.
Lire l’heure et les explications derrière la couleur
Le CRA-W distingue des conditions optimales, correctes, limites, déconseillées ou interdites, représentées par des couleurs du vert au rouge. Pour ta lecture, rapproche toujours le résultat de la catégorie et de l’heure sélectionnées. Écris dans ta fiche le motif affiché qui concerne le chantier, plutôt qu’un simple commentaire « vert ».
Procède comme pour une comparaison : relève d’abord le créneau que l’équipe peut réellement utiliser, puis examine les indications de ce créneau. Si tu étudies un autre horaire, ouvre une entrée distincte dans ta préparation. Garde une place pour la décision et la personne qui l’a prise, afin que la prévision examinée reste rattachée à une action explicite.
Pour une transmission à un salarié ou à un prestataire, accompagne le résultat d’une phrase précise : lieu étudié, catégorie choisie, heure envisagée et point à revoir avant départ. Demande-lui de signaler une modification de l’organisation. La fiche de préparation pourra être reprise au moment de l’intervention sans reconstituer les choix au téléphone.
Comparer les sources de prévision
SprayVision permet de comparer les prévisions de l’IRM avec une autre sélection de prévisions téléchargées depuis open-meteo.com par l’équipe Agromet du CRA-W. Lorsque les conseils divergent, le CRA-W recommande de revenir consulter l’outil plus tard.
Pour ton propre suivi, conserve les deux lectures sous la même localisation et le même horaire. Si l’équipe modifie le créneau, refais la comparaison pour ce nouveau moment. N’assemble pas un résultat favorable obtenu pour une heure avec les chiffres affichés pour une autre. Note aussi quand tu as relu l’analyse avant de transmettre la nouvelle consigne.
Lorsque tu sollicites un avis, décris la divergence concrète : heure concernée, catégorie et variable qui demande une explication. Une demande ainsi préparée permet à l’interlocuteur de reprendre ton cas. Classe la réponse avec la consultation correspondante, puis actualise le rendez-vous communiqué à l’exécutant.
Examiner la pluie avant et après l’heure choisie
Le CRA-W signale une limite importante : l’évaluation de SprayVision prend les précipitations pour une heure donnée, sans intégrer les pluies précédentes ou suivantes dans le conseil de cette heure. Il invite notamment à examiner l’humidité du sol pour les produits à action racinaire et les pluies excessives attendues après l’application.
Ouvre donc également la chronologie des précipitations disponible dans ton service météo. Repère la période qui précède le chantier et celle qui suit. Dans ton document de préparation, sépare ce qui est prévu, ce que tu as effectivement observé et l’interprétation reçue pour le produit envisagé. Rattache chaque information à son lieu et à son moment.
Le portail agricole wallon donne accès à Agromet ainsi qu’au radar de pluie de l’IRM et à d’autres ressources météorologiques. La page de l’IRM pour la Belgique donne également accès aux prévisions locales, aux avertissements, au radar et aux observations. Utilise ces entrées pour compléter la lecture du créneau.
Vent : distinguer le seuil wallon et le cas du produit
En Wallonie, l’article 9, paragraphe 4, de l’arrêté du Gouvernement wallon du 11 juillet 2013 permet de commencer une application uniquement lorsque la vitesse du vent est inférieure ou égale à 20 km/h. Il prévoit aussi des moyens appropriés pour éviter l’entraînement hors de la zone traitée pendant l’application. Cette disposition a été confrontée à la version WALLEX et aux informations du SPW et du CRA-W consultées le 26 octobre 2026.
Pour préparer un produit particulier, ouvre sa fiche belge et relève ses conditions propres. La publication récente du CRA-W distingue notamment une catégorie séparée pour le prosulfocarbe dans SprayVision. Le manuel Phytoweb aide à identifier la référence et l’acte à lire. Garde l’intitulé exact de la restriction examinée avec la pièce correspondante.
Tenez votre registre de traitements au même endroit. Gratuit pour commencer.
Ce seuil wallon ne constitue pas une recommandation de travailler à sa limite. Le SPW distingue l’interdiction liée au vent et les conditions préférables d’intervention. Pour ton organisation, réserve une place aux conditions constatées sur place et à la consigne reçue lorsque la situation évolue. Ne remplace pas le relevé du chantier par la valeur prévue lors de la consultation précédente.
Préparer une fiche météo exploitable
| Partie de la fiche proposée | Informations à inscrire |
|---|---|
| Chantier | Nom de parcelle, lieu et travail envisagé |
| Consultation | Service, moment de lecture, heure étudiée et catégorie sélectionnée |
| Prévision | Valeurs affichées, unités, source et explications utiles |
| Pluie | Lecture des périodes précédant et suivant le créneau |
| Produit | Référence exacte et document examiné |
| Décision | Maintien, report ou question technique ; auteur de la décision |
| Terrain | Heure réelle, emplacement du relevé et conditions observées |
| Suite du dossier | Travail exécuté, interrompu ou annulé et destinataire de l’information |
Cette fiche est une proposition de travail personnel. Elle ne constitue pas un formulaire administratif ni une attestation de conditions météo. Choisis des intitulés que l’exécutant pourra remplir avec les informations qu’il connaît. Laisse une rubrique distincte pour les observations de terrain : elle empêchera qu’une capture de prévision soit présentée ultérieurement comme une mesure réalisée au champ.
Gérer un report sans perdre le fil du chantier
Si tu décides un report, conserve le motif et annule clairement le rendez-vous précédent dans ton organisation. Préviens les personnes qui préparaient le matériel ou attendaient l’exécutant. Ouvre ensuite une nouvelle préparation pour l’horaire retenu et indique qui doit relire la météo avant de partir.
Exemple fictif d’organisation : une entreprise examine une intervention sur la parcelle « Verger nord ». Après comparaison des prévisions, la responsable reporte le rendez-vous et demande une nouvelle consultation. La première ligne reçoit le statut « reporté » ; la suivante reste « en préparation ». Aucun chiffre météo, produit ou résultat de traitement réel n’est supposé dans cet exemple.
Au retour de l’équipe, rapproche la consigne finale et le compte rendu. Si une partie seulement du travail a été effectuée, demande une description de la zone concernée. Classe séparément les tâches restant à préparer. Le journal pourra alors reprendre le travail réalisé avec ses données propres, sans reprendre automatiquement l’intégralité de la commande initiale.
Vérifier les unités et la provenance d’un relevé
Dans ta feuille, garde l’unité de chaque valeur transmise. Écris aussi si l’information vient d’une prévision, d’une station ou de ton propre instrument. Pour une mesure, note le lieu, l’heure et la personne qui l’a effectuée. Lorsque quelqu’un complète la fiche au bureau, demande-lui de recopier cette provenance avec le nombre.
Le portail wallon présente Agromet comme un accès aux relevés du réseau Pameseb. L’IRM propose pour sa part une entrée dédiée aux observations sur son site belge. Ces ressources permettent de retrouver la nature de l’information consultée ; pour ton compte rendu, conserve la référence exacte utilisée plutôt qu’une mention générale « météo internet ».
Si deux valeurs paraissent incompatibles, commence par comparer leurs heures, leurs localisations et leurs unités. Garde les relevés initiaux le temps de résoudre la différence. Corrige ensuite la transcription en indiquant ce qui a été rectifié, afin que la version finale reste compréhensible pour la personne qui reprendra le dossier.
Reprendre les autres préparatifs du passage
PROTECT’eau présente SprayVision comme un complément aux avertissements agricoles et aux bonnes pratiques de pulvérisation. La notice cite notamment buses, pression, hauteur de rampe et zones tampons parmi les points qui accompagnent la préparation du travail.
Rattache donc ta consultation à la fiche de matériel et au dossier de la parcelle. Le guide d’étalonnage aide à organiser les mesures à l’eau claire ; le guide des zones tampons concerne les repères du lieu traité. Dans un vignoble, le calendrier de suivi de la vigne relie les observations sanitaires et les décisions au fil de la saison.
Après l’intervention, rassemble les données de l’application dans le registre phytosanitaire wallon. Ajoute, dans ton classement personnel, la consultation qui a servi à préparer le travail et les observations du chantier. Pour retrouver les autres dossiers, reviens au hub belge.
Résoudre une difficulté de consultation
| Difficulté dans ta préparation | Reprise proposée |
|---|---|
| Le résultat reçu ne désigne aucun lieu | Demander la localisation sélectionnée et relancer la consultation |
| Une capture est coupée ou illisible | Reprendre la légende, l’heure et les valeurs avec leurs unités |
| La catégorie choisie paraît ambiguë | Identifier le produit et formuler la question au conseiller |
| Une ancienne simulation reste dans le dossier | La dater et ouvrir une consultation pour le rendez-vous actualisé |
| L’exécutant reçoit plusieurs consignes | Désigner explicitement celle qui remplace la précédente |
Ces situations sont des cas de relecture proposés, sans prétendre décrire des pannes constatées du service. Pour signaler une difficulté technique, prépare le lien ouvert, le moment du problème, le navigateur utilisé et l’étape où la progression s’arrête. Décris le message affiché sans supposer sa cause. Garde une copie lisible de l’écran utile dans ton propre dossier, en évitant les informations personnelles étrangères à la demande.
Si la consultation reste inexploitable, formule précisément l’information qui manque à ta décision et sollicite l’interlocuteur technique approprié. Ne complète pas une valeur absente par une estimation présentée comme un relevé. À la reprise, conserve la provenance de la réponse et identifie la consigne finalement communiquée à l’équipe.