Chenille de la vigne : identifier eudémis avant le traitement
Les chenilles d’eudémis possèdent une tête et un thorax jaune brun. Comparez-les aux images d’identification. Les œufs, de forme lenticulaire, sont pondus isolément ; leur distinction avec ceux de cochylis demande de l’attention.
Chez eudémis, les œufs beiges et légèrement irisés adhèrent à la baie. La distinction devient fiable après plusieurs jours d’incubation. À l’approche de l’éclosion, la tête sombre et les mandibules de la future larve deviennent visibles par transparence. Ce repère est appelé « tête noire ».
La chenille traverse cinq stades avant sa transformation en chrysalide. Sa longueur dépend notamment de la quantité et de la qualité de nourriture. La capsule céphalique fournit un caractère plus constant pour distinguer les stades. Son examen demande une mesure précise, par exemple à la loupe binoculaire munie d’un dispositif micrométrique. Mesurez la partie la plus large de la capsule céphalique.
Les chrysalides d’eudémis peuvent passer l’hiver sous les écorces ou dans le sol. Les adultes portent des ailes antérieures gris perle avec des zones brun rougeâtre et des bandes obliques. Mâles et femelles ont une coloration semblable ; examinez l’extrémité abdominale pour les distinguer.
Tordeuses : reconnaître les parasitoïdes
Plusieurs groupes de parasitoïdes régulent les tordeuses. Des ichneumonides et des braconides parasitent des chenilles ou des chrysalides, tandis que d’autres groupes, dont les tachinaires, s’attaquent également aux chenilles. Chaque groupe d’auxiliaires intervient donc à des stades précis du ravageur.
Le parasitisme varie avec la présence des tordeuses, les hôtes alternatifs et la végétation voisine nourrissant les auxiliaires adultes. Température et humidité interviennent également dans leur survie. Le cépage, par son rôle dans l’alimentation de la chenille, peut aussi modifier les relations avec le parasitoïde.
Les trichogrammes ont des antennes coudées et une seule nervure sur les ailes antérieures. Ils pondent dans les œufs de tordeuses ; les œufs parasités peuvent devenir gris anthracite. Les ichneumonides portent des antennes filiformes et un stigma visible sur l’aile. Les braconides ressemblent aux ichneumonides ; pour leur détermination, comparez la nervation des ailes.
Photographiez l’œuf entier et son contenu pour documenter un changement de couleur. Le stade « tête noire » décrit une tête de larve visible dans l’œuf avant l’éclosion ; l’aspect anthracite d’un œuf parasité constitue une autre observation.
La femelle de Campoplex capitator pond dans les chenilles. Sa larve quitte l’hôte après la nymphose de celui-ci, puis tisse un cocon blanc. Les tachinaires pondent sur le feuillage, sur l’hôte ou à l’intérieur de celui-ci.
Pour suivre les ravageurs de votre secteur, consultez les recommandations viticoles IVV. Associez les méthodes culturales, biologiques et biotechnologiques ; réservez les moyens chimiques aux besoins persistants.
Repérer Campoplex capitator dans la végétation
Campoplex capitator mesure cinq à six millimètres. Son corps est noir, à l’exception des fémurs et tibias brun-rouge. Eudémis et cochylis sont ses principaux hôtes. La femelle pond dans les chenilles du deuxième au quatrième stade larvaire. En été, l’adulte émerge du cocon environ une semaine après sa formation.
Érinose : distinguer acarien et feutrage foliaire
L’érinose de la vigne est liée à l’acarien Colomerus vitis. Des boursouflures foliaires et un duvet formé par les poils de la feuille orientent l’observation. Il n’existe pas de seuil de nuisibilité ; les jeunes plantations demandent toutefois une attention particulière.
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Consultez les images d’érinose, puis présentez les organes concernés au conseiller viticole. L’IVV constitue le point d’entrée local pour les recommandations de protection de la vigne.
Le feutrage caractéristique de l’érinose n’est pas simplement une poudre déposée sur la surface. Il résulte d’une prolifération des poils de l’épiderme après les piqûres alimentaires des phytoptes. Ces acariens s’abritent dans le réseau de poils hypertrophiés. Sur le dessus de la feuille, les petites cloques déforment le limbe ; au-dessous, les zones pileuses correspondent aux symptômes visibles. Cette organisation explique l’intérêt d’examiner les deux faces ensemble.
Les pétioles, les vrilles et les boutons floraux peuvent aussi présenter des poils hypertrophiés. La couleur initialement blanche peut devenir rosée, puis rouge ou brune ; la nuance varie notamment avec les cépages. Lors d’une forte attaque, une grande partie de la feuille peut être boursouflée.
Cycle de Colomerus vitis et observation des organes
Les femelles adultes hivernent sous les écorces, près des bourgeons ou à la base des sarments. Au gonflement des bourgeons, les phytoptes gagnent les jeunes ébauches foliaires. Les galles deviennent ensuite visibles à mesure que les tissus se développent. Les premières feuilles de la base des rameaux constituent un lieu important d’observation au début du cycle.
En été, les phytoptes se déplacent vers les apex et se multiplient dans les entre-cœurs. Les pousses axillaires qui se développent après le rognage peuvent participer à cette dynamique. À l’automne, une partie des adultes gagne les bourgeons d’hiver. Le vieillissement et le durcissement des tissus foliaires interviennent dans cette migration.
Au microscope, la femelle possède un corps blanchâtre et fusiforme ; les mâles sont plus petits. Les œufs sont blancs, sphériques et lisses. Le développement larvaire alterne des stades mobiles et immobiles.
Plusieurs races de Colomerus vitis existent en Europe : l’une produit des galles, une autre provoque un enroulement et une autre attaque les bourgeons. Cette dernière peut avoir des conséquences quantitatives importantes.
Les membranes cellulaires des feuilles âgées s’épaississent et du liège se forme dans les cellules attaquées. Une partie des populations reste toutefois sur d’autres feuilles à plusieurs stades de développement.
Érinose de la vigne : traitement naturel par les auxiliaires et intervention précoce
Une feuille très marquée attire l’attention, mais son aspect ne fournit pas une estimation directe de perte de récolte. Le lien entre la gravité des dégâts foliaires et les pertes de récolte reste controversé. Les atteintes sont moins préjudiciables sur des ceps âgés. Les galles sur inflorescences peuvent entraîner une coulure des fleurs touchées, mais cette situation reste assez rare.
L’érinose a des prédateurs naturels. La larve d’Arthrocnodax vitis, une cécidomyie, consomme des phytoptes adultes et larvaires. L’acarien prédateur Tydeus eriophyes participe également à leur régulation.
Sur de jeunes ceps atteints, les pousses rabougries et l’aspect buissonnant peuvent rappeler le court-noué. Les sarments formés peuvent être inutilisables pour la taille de formation. Les feuilles très attaquées tombent parfois.
Sur les jeunes plantations nécessitant une intervention contre l’érinose, ciblez les premières galles et le stade « bourgeon dans le coton ». Faites vérifier l’usage luxembourgeois et la dose du produit avec l’IVV.
Prochaine étape
Rapprochez les photographies des images d’eudémis ou d’érinose. Consultez ensuite les recommandations viticoles IVV.